Concerto Soave &
Jean-Marc Aymes >


Concerto Soave

Il canto delle Dame
Ce disque a déjà reçu de prestigieuses récompenses : Clef de Resmusica, Muse du mois, CD du mois de Toccata Alte Musik Aktuell et Supersonic de Pizzicato
Die zwölf Werke der Komponistinnen werden natürlich herzerfrischend, pulsierend und spannend vorgetragen. Das versteht sich bei diesen Ausführenden von selbst. Die Kombination aus der Vokalistin und den Instrumenten ist wieder einmal absolut geglückt und legte das Fundament für eine Aufsehen erregende und empfehlenswerte Einspielung von Musik der Spätrenaissance und des Frühbarock.
Robert Strobl. Toccata Alte Musik Aktuell

Die Tempi fließen ohne Druck, sind aber auch nicht einförmig. Das Klangbild zeigt sich klar, aufgeraümt, wunderbar strukturiert, mit einem fein dosierten Raumanteil und hinterlässt einen für die delikate Musik angemessen schwebenden Gesamteindruck. Artikulatorisch interagieren Maria Cristina Kiehr und die Instrumentalisten detailliert, ohne musikalische Grundintentionen und den expressiven Bogen zu zergliedern.
Dr. Matthias Lange, magazin-klassik.com - décembre 2010

La voix claire, précise mais chaleureuse de María Cristina Kiehr illumine cette production de son éclat vibrant et vivifiant. Elle se plaît dans ce répertoire dans lequel elle est parfaitement à l’aise et qu’elle partage avec passion et sans concession. […] Magistralement joué par Jean-Marc Aymes, ce continuo se hisse ici au même niveau que les parties solistes et instrumentales : un continuo concertant comme nous l’entendons que beaucoup trop rarement.
Pirath, Pizzicato - automne 2010

ll serait réducteur de classer ces créatrices sous la rubrique « musique pour femmes ». La finesse d'exécution de Maria Cristina Kiehr accompagnée du Concerto Soave prouve magistralement que la composition musicale n'est pas qu'une affaire d'hommes.
Christine Muller, Les Affiches d’Alsace et de Lorraine - automne 2010

Maria Cristina Kiehr se glisse avec une dextérité des plus sincères dans les registres requis : religieux ou amoureux, sacré puis profane, et toujours d'une humaine sincérité. D'un bout à l'autre, la tension cristalline de son timbre, sans aucun indice d'effet ou de système, éclaire la vitalité expressive de chaque pièce du recueil. […] saluons ce travail du verbe, cette palette d'affects ou de nuances dynamiques comme de couleurs dont est capables la soprano, décidément très convaincante dans la poétique lacrymale et langoureuse, suave et évocatrice.
Delphine Raph, classiquenews.com - automne 2010

Tout au long de cette douzaine de motets, airs et sérénades, la voix cristalline de Maria Cristina Kiehr se fond avec un naturel d’une grande expressivité dans les registres abordés, qu’ils soient religieux ou amoureux, sacré ou profane. Sa voix lumineuse, habitée d’une humaine sincérité restitue à merveille l’intense émotion de ces pièces que l’on redécouvre avec un plaisir gourmand. Le travail du verbe tout en nuances avec une richesse incomparable de couleurs est admirable. La cantatrice argentine est soutenue par un somptueux continuo dirigé avec probité par Jean-Marc Aymes au clavecin et à l’orgue, associé à la suave viole de gambe de Sylvie Moquet. Les violons d’Amandine Beyer et Alba Roca, échappées des Incogniti, rayonnent d’une belle luminosité. Et que dire de la harpe de Mara Galassi, notamment dans son accompagnement solo du lamento funèbre de Francesca Caccini Lasciamenti qui solo ?
Alain Huc de Vaubert, resmusica.com - automne 2010

Dès la première écoute du disque, il se dégage de leur travail une impression d’intimité recueillie et de complicité chaleureuse qui permettent à la rhétorique qui sous-tend les pièces de se développer avec plénitude et harmonie. […] Comment ne pas rendre les armes devant ce timbre aux teintes ambrées et chaudes, lumineux, caressant, enveloppant ? Conjuguant, avec un rare bonheur, théâtralisation des affects et subtilité de touche, son engagement apporte à chaque pièce d’un programme judicieusement partagé entre sacré et profane sa juste densité ; ici, rien ne pèse, tout est simplement éloquent et émouvant. […] Ce vibrant hommage aux femmes compositrices italiennes qu’est Il canto delle Dame s’impose donc comme une très belle réussite, bien conçue et supérieurement interprétée, portée par une véritable intelligence et un indiscutable amour pour le répertoire qu’il documente.
Jean-Christophe Pucek, paperblog.fr - automne 2010

Si ce chant des dames est celui des sirènes, bien des navires sont en passe de chavirer.
Viet-Linh Nguyen, www.musebaroque.fr - automne 2010

Vézelay, août 2010. L’Amour de Madeleine
[…] Il est de ceux que l’on souhaiterait entendre et entendre encore, à n’en plus finir. Tout comme le Gloria Patri (“Gloire au Père”) de Giovanni Battista Agneletti, dont les volutes et guirlandes possèdent un pouvoir envoûtant qui vous laisse “en manque”, lorsque, hélas, la musique s’interrompt. […] Une apothéose baroque, où la passion mystique de la servante du Christ trouve sous la plume de Bossuet des accents au délire grandiose, effrayant, restitués avec grâce et virtuosité par Benjamin Lazar. Y répondent des pages de Charpentier, Monteverdi et Agneletti, si merveilleusement chantées et habitées par María Cristina Kiehr qu’on ressort de l’église d'Asquins l’âme toute chavirée.
Emmanuelle Giuliani, La Croix, 23 août 2010

Froville, septembre 2009. L’Amour de Madeleine
Dans la bouche de Benjamin Lazar, le verbe de Bossuet s'incarne et vibre. Une remarquable diction et un sens de la rhétorique qu'il partage avec la soprano María Cristina Kiehr. Celle-ci a su porter avec un rare bonheur les textes latins mis en musique par Charpentier. Son timbre colle parfaitement au discours. Une voix chaude pour l'amante, une voix blanche pour la sainte en extase et toujours le respect de la ligne mélodique. Avec une suprême élégance, elle maintient ce ton de troublante dévotion, mêlé de langueur et de ravissement. Les instrumentistes, dirigés de l'orgue positif ou du clavecin par Jean-Marc Aymes, soutiennent avec intelligence l'expression des affects les plus violents et les plus tendres. [...] Qu'on soit croyant ou athée, on se laisse envoûter par la sainte pécheresse.
Didier Hemardinquer, L'Est Républicain, 7 sept. 2009

Festival d’Ambronay, octobre 2008. Il Canto delle Dame
Tout un cortège de figures emblématiques y retrouvait vie et jeunesse par la grâce du Concerto Soave, référence désormais incontournable dans le réveil d’un paysage baroque tout ensemble tendu, virtuose, intimiste.
Avant tout, les initiatives de Jean-Marc Aymes, qui dirige ses camarades du clavecin ou de l’orgue, sont à louer, guidées par le souci d’un son toujours plus signifiant et une intuition concertata imparable. Et le soprano de María Cristina Kiehr, portée par une ligne vocale incroyablement libre, s’y enchâsse comme en un écrin, modèle de cantar espressivo dans l’enceinte du sanctuaire (céleste Maria, dolce Maria, de la Florentine Francesca Caccini, talent tout à fait digne de son père, l’ombrageux Giulio) comme dans les pleurs de l’amour profane (l’aria Lasciatemi qui solo de la même Francesca ou le vrillant Lagrime mie de la Vénitienne Barbara Strozzi, joyau rhétorique dans le droit-fil du Lamento monteverdien).
En tout cas, un grand moment s’est joué là, confirmant le statut hors normes de l’Argentine comme diva baroque et la singulière maîtrise technique du Concerto Soave.

Roger Tellart, concertclassic.com, octobre 2008

________________________________________________________
Jean-Marc Aymes | Récitals Frescobaldi


D’un bout à l’autre de son récital, l’interprète fait continûment corps avec la syntaxe du maître italien. Il en assume la part de rigueur austère pour mieux souligner ses accès de fantaisie, ses lumineux emballements virtuoses – merveilleuse Toccata IX du Secondo Libro ! – jusqu’à l’extraordinaire dédale des Cento partite, apothéose d’un passionnant et envoûtant itinéraire frescobaldien. On ne pouvait que céder à sa magie en compagnie d’un tel guide.
Alain Cochard, concertclassic.com, juin 2009

Dans un programme magnifiquement bâti, Jean-Marc Aymes nous guide, peu à peu, des tentatives initiales d'ouvrir la polyphonie au nouveau langage (Fantasia prima), aux impressionnantes dissonances expressives des Capricci, au sommet virtuose de l'injouable 9e Toccata, au chef-d'œuvre des Partite et ses « variations infinies », dans un accord (tempérament mésotonique) à faire grincer les oreilles des pianistes accoutumés à la division dodécaphonique de l'octave. Du grand art !
Jacques Freschel, Zibeline, août 2009









site cataluna 2010 | images le cicero