Mars en Baroque 2011. Baroque... aujourd'hui ?

> A lire : Les chroniques de Benito Pelegrin

Concerto Soave. Il Ballarino. Il Ballo della Ninfa
On ne discute plus l’expertise du Concerto Soave dans Monteverdi, la soprano Maria Cristina Kiehr chantant avec la lumière vocale qu’on lui connaît le Lamento della Ninfa, mais ses partenaires d’un soir ne déméritent pas : Ie ténor Valerio Contaldo et la basse Stephan MacLeod interprètent avec gourmandise des extraits des Scherzi musicali et des Livres de madrigaux. La réussite de cette soirée s’affirmait enfin par la présence de deux danseurs de la compagnie italienne ll Ballarino. En costumes d’époque, ils apostrophent les musiciens, font bombance et ripaille, puis partent s’ébrouer au plus près des pas de danse de l’époque. Médusé, le spectateur a I’impression de voir des gravures anciennes s’animer.
Laurent Villarem, La Lettre du musicien

[…] le voyage proposé est d'une subtile variété. Les violons expressifs et un continuo présent et dynamique, permettant aux voix aérienne de M. C. Kiehr, chaude de S. MacLeod et piquante de V. Contado de poser d’audacieuses harmonies.
Yves Bergé, Zibeline

Sur la grande scène du théâtre, dans un décor aussi sobre que raffiné, on a aussi suivi la version dansée de ces amours, sur des chorégraphies retrouvées de la Renaissance. Nymphe et Faune, légers, vaporeux et sophistiqués, se courtisent, se poursuivent et finissent par se retrouver en gente dame avec son galant. Musiques, chants et danses s'harmonisent et se complètent pour un spectacle aussi visuel qu'auditif.
Gisèle Laval, La Marseillaise


Da Pacem. Moussa Hema. À nos ancêtres, à nos enfants
Un mélange a priori contre-nature et pourtant riche et chaleureux. Moussa Hema joue des instruments traditionnels avec virtuosité et sensualité et la mélodie et l'ostinato du balafon (une découverte que les sonorités fines de cet instrument) rejoignent et interpellent ceux de la basse de viole de Sylvie Moquet, du clavecin de Yannick Varlet et de l'orgue de Pierre-Adrien Charpy, ainsi que la voix toute en aisance de Raphaële Kennedy qui module les ornementations savantes aussi bien qu'ancestrales.
Gisèle Laval, La Marseillaise

Roel Dieltiens. 300 ans de violoncelles en 80 minutes
Exceptionnel à plus d'un titre...
Gisèle Laval, La Marseillaise

La Simphonie du Marais. Les nouveautés italiennes
Stéphanie Révidat articule son chant de façon absolument superbe [...] Et comme sa tessiture, ses modulations et son timbre sont également somptueux, le bonheur des auditeurs est complet.
Gisèle Laval, La Marseillaise

Concerto Soave. Musicatreize. Tresses & détresse | Lamento, morte & paradiso
Le langage n'est certes plus le même, mais la dualité baroque/contemporaine opère, tenant en haleine deux publics réunis et heureux. Par un simple fil.
Frédéric Isoletta, Zibeline


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Automne Baroque 2010

Mais l'éblouissement est venu avec la voix somptueuse de Maria Cristina Kiehr. Pureté, apparente facilité, plénitude sans ostentation sont les moindres mots qu'on puisse lui attribuer, en y ajoutant un timbre rond, une souplesse dans les vocalises et beaucoup de charme.
Gisèle Laval, La Marseillaise, 5 octobre 2010

On a rarement l'occasion d'entendre une telle qualité d'interprétation du style baroque, une telle maîtrise de l'équilibre, des phrasés tissés avec finesse, de la juste distanciation interprétative, ni trop timide, ni trop extravertie des affects anciens.
Jacques Freschel, Zibeline, octobre 2010

D’alléchant, le programme est devenu exceptionnel par la qualité de l'interprétation. Commençons par "la" voix, celle de la "reine Cristina". Que ce soit pour Scarlatti (Bella Madre dei Fiori) ou pour le Salve Regina de Pergolèse, la soprano María Cristina Kiehr a, une fois de plus, illuminé un moment musical. La voix est limpide, juste et délicate. Elle sait aussi gagner en puissance sans perdre en nuances et ne défaille pas dans les parties plus virtuoses. Du pur bonheur renforcé par un visage serein et souriant de madone, celui d'une artiste au sommet de son art. Du côté des instruments, le Concerto Soave a brillé, lui aussi. Cet ensemble, composé des violons d'Alessandro Ciccolini et d'Alba Roca, de l'alto de Myriam Cambreling, du violoncelle d'Etienne Mangot et de Jean-Marc Aymes, tantôt au clavecin, tantôt à l'orgue est, comme son nom l'indique, suave. Beaucoup de couleur et de chaleur dans l'accompagnement de María Cristina Kiehr. Une extrême précision, aussi, dans l'idéale et fraîche interprétation du Concerto grosso II de Scarlatti.
Michel Egéa, La Provence, 5 octobre 2010

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Mars en Baroque 2010. « Femmes de Méditerranée »

Amandine Beyer. Les Quatre Saisons
L'interprétation d'Amandine Beyer fut scintillante ! Vinrent ensuite les célébrissimes Quatre Saisons ou l’ensemble italien Gli Incogniti sut alterner précision diabolique et dynamique exaltante sous la direction de la merveilleuse soliste. Chants d'oiseaux subtils harmonieusement mariés à un véritable son d'ensemble, l'interprétation fait cœur avec une tradition baroque, dévoilant mille détails sous les voûtes de la chapelle Sainte-Catherine.
Frédéric Isoletta, Zibeline

Lavinia Bertotti. Tessitura
Le sous-titre de la très belle soirée de vendredi donnait le ton : « Car il faut que les femmes pleurent ». Et, entre amants volages partis à la guerre ou en prévision des souffrances futures (Marie berce Jésus, mais lui annonce toutes ses douleurs à venir), la soprano au timbre délicatement assourdi Lavinia Bertotti, ainsi qu'Ingrid Andersson, Anna Fontana et Maurizio Piantelli respectivement au violoncelle, clavecin et théorbe, ont fait pleurer, gémir et se lamenter les femmes. Mais toutes ces douleurs ont été chantées et accompagnées dans une grande beauté de tons, d'ornements vocaux et instrumentaux. La soprano a une très belle présence, une grande maîtrise des demi-teintes comme des éclats passionnés, des exaltations comme des désespoirs. Dans un programme fort bien équilibré entre chants et instruments, on a aussi beaucoup apprécié les sonates, toccata et autres sarabandes qui ont donné à chacun occasion de se faire entendre en soliste.
Gisèle Laval, La Marseillaise

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Automne Baroque 2009. « Escales italiennes »


Concerto Soave. Vêpres à la Vierge

Voix somptueuses, phrasés irréprochables, dictions totalement claires, ont séduit l'auditoire, laissant cette impression de quiétude parfaite, de beauté sans reproche.
Gisèle Laval, La Marseillaise

Sandrine Piau. Lamenti & Trionfi d’Amore
La mozartienne Sandrine Piau affronte les redoutables vocalises. Le combat est féroce et rappelle la symbolique de l'amour baroque, conquête insaisissable. Elle jongle avec les phrases étourdissantes de Storace, Cesti, Bononcini, Rossi, Gasparini, comme le faisaient les castrats de l’époque. Les figuralismes langoureux contrastent avec l'explosion des récitatifs dramatiques. […] Des pianissimi aériens, un soutien parfait de la basse de viole et du clavecin, aria suspendu sur un fil, celui du partage entre les styles divinement empruntés.
Yves Bergé, Zibeline
 

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Mars en Baroque 2009. « Purcell – Haendel, Happy Birthday ! »


Concerto Soave. Concerto al Palazzo Ruspoli

Jamais l'ensemble Concerto Soave n'est mieux qualifie que lorsqu'il s étoffe de la voix satinée de María-Cristina Kiehr. Mais qu'on ne s'y trompe pas le médium charnel de la soprano s'éleva avec éclat pour faire vibrer le drame amoureux de ces cantates profanes que l'on pourrait considérer comme des opéras en puissance chez Haendel. Et là, dans l'intensité de ses mélismes baroques, la chanteuse glissait à propos quelques notes détimbrées, pâleurs de sylphides, qui redoublaient d'humanité les passions qu'elle communiquait.
Roland Yvanez, César

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Automne Baroque 2008


Trio AnPaPié. Mozart

Dès les premières mesures on devine qu'on ne va pas entendre du Mozart habituel ce 23 novembre à l'église Ste Catherine... Les cordes en boyau du Trio AnPaPié résonnent merveilleusement. Dans les différents mouvements du programme et le Divertimento en mi bémol de l'enfant de Salzbourg, le son est chaleureux, les phrasés respirent, les tenues hésitent entre une blancheur toute baroque et une vaporeuse coloration vibrée. Alice Piérot (violon) endosse le costume du chant supérieur, quand Fanny Paccoud (alto) et Elena Andreyev (violoncelle) dessinent aux étages inférieurs des arabesques rebondies. Chose exceptionnelle dans ce répertoire : les musiciennes jouent par cœur !
Jacques Freschel, Zibeline














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